Toutes ces choses qu’on ne fera plus jamais au bureau en 2016

En 2015, vous avez tenté de tenir vos bonnes résolutions : élargir votre réseau, retailler le costume de votre personnage au bureau, croire en vous… Et puis, il y a tout de même eu ces erreurs, discrètes ou monumentales, qui ont été autant d’épines dans vos stilettos sur le chemin tortueux de la réussite. Cette année, plutôt que de grandes ambitions, la rédemption : on dresse la liste de tout ce que l’on ne fera plus jamais, promis, juré.


Mettre son âge sur son CV


C’est la deuxième chose que vous inscrivez sur votre curriculum vitae après votre nom et prénom. Rien de mieux pour qu’il finisse dans la poubelle : trop jeune, on vous prêtera des intentions de repeupler la planète d’ici trois ans, trop « mûre » on ne voudra pas investir sur vous, si proche de la fin de carrière dans 15 ans. Dites-vous bien que l’âge n’a rien à voir avec vos compétences. Alors donnez plutôt l’avantage à ces dernières pour grimper.


Zouker avec Jean-Pierre


Certes, vous passez plus de temps avec vos collègues qu’avez votre conjoint. Vous les considérez naturellemment comme des proches auprès desquels relâcher la pression en s’autorisant un verre de trop. Non, non et non. Le verre de trop vous mènera à une danse saccadée plutôt incommode avec Jean-Pierre, qui tentera un smack gênant en fin de show. Tout le bureau vous rappelera l’anecdote pendant un an. Vous vivrez sous la menace permanente qu’une vidéo du drame ressurgisse. Sans oublier votre patron qui vous rebaptisera Shakira en réunion. Cette année, pas d’écarts sur la moquette de l’open-space.


Partir à 20h30 du travail


Vous vous l’êtes promis des milliards de fois l’an dernier : « aujourd’hui, je pars à heure fixe ». Hormis les deux jours où vous avez quitté les lieux la tête haute sans vous excuser, vous avez échoué le reste du temps. Vous avez ainsi frôlé la crise familiale et le burn out, le tout sans prime à la fin de l’année. Tirez-en les leçons : ce n’est pas en travaillant gratuitement qu’on monte les échelons. Mettez votre réveil ou inventez vous des cours intensifs de yoga-pole-dance à 19h trois soirs par semaine. En toute circonstance, on laisse le présentéisme au placard.


Se plaindre des incompétents


Oui, le monde est injuste. Claudine, qui ne sait pas envoyer un mail en copie cachée, a été nommée chef de service. Benoît, le fayot en chef qui fait vulgairement la roue devant vos supérieurs, est choyé par la hiérarchie. Comment cette comédie humaine peut-elle porter ses fruits ? Pourquoi a-t-on toujours l’impression que ce sont les nuls qui gagnent ? Vous râlez à la machine à café, au déjeuner, à la pause clope, aux toilettes. Jusqu’au moment où vous devenez cet amas d’aigreur que personne ne veut plus approcher. Surtout, ne râlez pas face aux incompétents. Rendez-leur hommage : comprenez leurs atouts, inspirez-vous en. Avec votre talent en prime, vous les doublerez rapidement.


Dire « asap » à l’oral


C’était nouveau au début des années 2000, branché en 2005, commun en 2010. Bonjour 2016 : le franglais de la working girl est dépassé. Même si votre milieu pro use de cette langue peu distinguée qui consiste à traduire en anglais des mots français tout bêtes pour faire d’actes simples des « concepts » professionnels, nul ne vous oblige à l’employer à l’oral. Ne laissez donc pas « conf call », « reporting », ou « asap» franchir le bout de vos lèvres. Pensez également à vos amis qui ne comprennent rien à ce jargon : retraduisez en français ces anglicismes.


Rire trop fort aux blagues du chef


Vous voulez être aimée, reconnue et regardée avec bonté de la part du grand manitou. Si bien que vous faites n’importe quoi : rire trop fort à ses blagues ratées, le féliciter en public, vouloir en faire plus que ce qu’on vous demande. Au final, vous créez surtout un malaise pour vous, vos collègues et votre boss, tant votre zèle est criant. Si vous voulez être la chouchoute de votre chef, faites le avec élégance et discrétion. D’abord, agissez toujours en tête à tête, pour le complimenter ou lui manifester votre soutien en cas de situation difficile. Incompris, seul et mal-aimé, le chef verra votre compassion comme une lueur d’espoir au bout du tunnel. Gagnez des galons progressivement jusqu’à devenir son bras droit et donc, sa digne héritière en temps voulu.


Arrêter d’écrire « Bien à vous » en fin de mail


Vous ne savez jamais comment tirer votre révérence en fin de mail. Vous hésitez entre « bien à vous » (vous n’êtes à personne), « chaleureusement » (vraiment ?) ou « à plus tard » (pas classe). Après deux minutes de méditation, vous demandez l’avis de Nadine, qui demandera l’avis de Jacques. Bref, vous passez plus de temps à finir le mail qu’à l’écrire. Si vous êtes perdue dans les codes de bienséance digitale, reportez-vous à notre guide de clôture d’un mail professionnel.


Garder ses deux comptes Facebook


Si à l’époque de vos soirées étudiantes délurées, vous avez suivi les conseils de vos professeurs de marketing personnel en scindant votre identité en deux, l’une pro, l’autre bien réelle, sur le Web, il n’est plus pertinent d’avoir deux comptes Facebook. Tout d’abord car vos amis ont appris à ne plus publier des photos compromettantes de vos soirées Far West, Village People et Sous l’océan sans votre accord. Deuxièmement parce que les nouvelles modalités mises en place par Facebook vous permettent de créer des groupes d’amis et de contrôler qui voit quoi. De quoi grandement se simplifier la vie.


Source madame.lefigaro.fr

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