Prince, la mort d’une légende

Le chanteur américain Prince, musicien de génie, dandy et bête de scène, est mort jeudi 21 avril à l’âge de 57 ans, après avoir marqué des générations de fans avec des tubes comme « Purple Rain », « Girls & Boys » ou « Kiss ».

Même si les circonstances de son décès sont encore floues, le site d’informations américain TMZ indique vendredi que le visionnaire et multi-instrumentiste aurait été traité pour une surdose de drogues six jours avant sa mort. Une semaine plus tôt, l’avion privé du chanteur avait en effet atterri d’urgence à Moline dans l’Illinois, dans le nord des États-Unis, quelques heures après un concert à Atlanta.

« De multiples sources disent que les docteurs lui ont fait une ‘save shot’ (injection de neutralisation, ndlr), ce qui est typiquement administré pour contrecarrer les effets d’un opiacé », poursuit le site. « Nos sources soulignent que les docteurs avaient conseillé à Prince de rester hospitalisé 24 heures, que son entourage avait demandé une chambre privée mais on leur a répondu que ce n’était pas possible », ajoute TMZ. Le « Kid de Minneapolis » a alors repris l’avion pour rentrer chez lui mais « ne se sentait pas bien ».

Une autopsie ce vendredi

Le chanteur, qui était aussi acteur et réalisateur, a été retrouvé inconscient jeudi dans un ascenseur, dans ses studios d’enregistrement de Paisley Park, près de sa ville natale de Minneapolis.

Sur place, les agents et les services d’urgence ne sont pas parvenus à le ranimer. Prince a été déclaré mort moins de 30 minutes après que les secours ont été prévenus.

Il était notamment connu pour la bande originale du film « Purple Rain » en 1984 dont il jouait le rôle principal. Il s’agit de son plus gros succès commercial vendu à plus de vingt millions d’exemplaires.


Anti-conformiste


Le « kid de Minneapolis » a été l’un des plus grand musiciens des années 80 et 90, avec des tubes comme « Cream », « Girls & Boys », « Kiss », qui ont fait danser le monde entier, mêlant riffs de guitare et rythmes funk. Mesurant moins d’1,60 m mais avec une personnalité surdimensionnée, celui qui était parfois présenté comme un rival de Michael Jackson était une véritable bête de scène, au style dandy et jouant sur l’androgynie sexuelle.

Le musicien, né sous le nom de Prince Nelson, vivait toujours en périphérie de Minneapolis. Il restait prolifique et s’était récemment converti au streaming, estimant qu’internet lui donnait plus de liberté artistique. En 1989, il avait composé la bande-original du « Batman » de Tim Burton, largement saluée à l’époque.

Dans les années 1990, Prince avait changé son nom pour un imprononçable « Love symbol ». Il avait également fait inscrire le mot « Slave » (esclave) sur sa joue pour dénoncer ses obligations contractuelles envers son label, Warner.

Plus connu comme guitariste, chanteur et danseur, Prince avait récemment organisé des concerts dans ses studios de Paisley Park, dans le Minnesota (Etats-Unis), et en Australie, durant lesquels il a joué du piano en solo, déclarant qu’il voulait se confronter à un nouveau défi artistique.

Ces dernières années, le musicien anti-conformiste et rebelle avait tenté de prendre de court les revendeurs de billet en annonçant ses concerts quelques heures seulement avant de monter sur scène.

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