L’émergence de l’Etat islamique

L’émergence de l’Etat islamique (et l’intervention française en Irak)

L’année 2014 a vu l’émergence d’un nouveau groupe islamiste redoutable et redouté : l’Etat islamique (EI), souvent nommé Daesh par ses opposants. Organisation salafiste djihadiste liée dans un premier temps à Al-Qaïda, elle s’en affranchit peu à peu et finit par proclamer l’instauration d’un califat sur les territoires irakiens et syriens qu’elle contrôle en juin 2014. Ce groupe se caractérise par son extrême violence et se fait définitivement remarquer par la communauté internationale après la décapitation de plusieurs otages.

Face à cette provocation et après la conquête par le groupe djihadiste armé de plusieurs villes stratégiques, les Etats-Unis fondent une coalition militaire internationale dont fait partie la France. Depuis août 2014, un conflit armé oppose donc cette coalition à l’Etat islamique, sans que les résultats soient pour l’instant à la hauteur de la mobilisation militaire. En septembre, la France a également lancé l’opération Chammal en Irak, pour soutenir cette guerre contre l’EI.

Les insoutenables exécutions perpétrées par l’Etat islamique

Le 19 août 2014, une vidéo mise en ligne sur des sites islamistes montre un homme, membre de l’organisation État islamique, habillé en noir et armé d’un couteau aux côtés du journaliste américain James Foley. Après avoir demandé aux Etats-Unis de cesser les combats en Irak, il exécute l’otage froidement en le décapitant. L’homme menace également de tuer un autre journaliste si les frappes ne cessent pas.

Le 2 septembre, le groupe armé met ses menaces à exécution en tuant Steven Joel Sotloff. Réagissant à ces images, Barack Obama affirme que les États-Unis ne se laisseront pas « intimider » par l’organisation djihadiste, et ces deux massacres accélèrent l’intervention de la coalition internationale. Ceux qu’on appelle également Daesh décapiteront deux autres otages, des humanitaires britanniques fin septembre et début octobre, un ancien ranger américain le 16 novembre, ainsi que Peter Kassig et 18 soldats syriens mi-novembre, joignant à leur « croisade » contre l’Occident une esthétique meurtrière à chaque fois plus barbare qui indigne l’opinion internationale.

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