La montée du FN aux élections municipales et européennes

L’année 2014 a été marquée par la montée en puissance du Front national. Lors des élections municipales organisées fin mars, l’extrême droite remporte quatorze villes, dont onze pour le FN. Même si la droite est le vrai vainqueur de cette élection, les listes « Bleu Marine » réalisent pour la plupart un score bien plus élevé que par le passé, grâce à une nouvelle stratégie qui consiste à nationaliser l’implantation du parti en présentant un maximum de candidat. Au final, l’extrême droite glane 6,87 % des voix au second tour, plaçant des maires dans plusieurs communes stratégiques (Hénin-Beaumont, Béziers, Fréjus, le septième secteur de Marseille…).
Aux élections européennes de mai, le raz-de-marée est bien plus important. En vue de constituer un groupe au Parlement européen, le FN lance des négociations avec les partis politiques des États membres de l’UE susceptibles de partager ses positions. Pour la première fois de son histoire, le parti arrive en tête d’un scrutin national avec 24,86 % des voix et 24 sièges remportés. « Notre peuple exige une seule politique. La politique des Français, pour les Français et par les Français », déclare Marine Le Pen le soir des résultats, réclamant la dissolution de l’Assemblée et qualifiant le FN de « premier parti de France ».

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